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Soutenance de thèse CHRETIEN Lucille (co-tutelle IMIP-Pays-Bas)

Date(s)

le 24 mai 2019

à 11 heures, dans le centre de Wageningen
 
Lieu(x)
Aula, Generaal Foulkesweg 1 , Gebouw 362 , 6703 BG Wageningen, The Netherlands
 
Résumé:
Ma thèse visait à étudier les stratégies de défense et de reproduction des plantes lorsque leurs fleurs sont attaquées conjointement par plusieurs insectes (puceron, chenille) et pathogènes, et à en comprendre les mécanismes sous-jacents. L’étude de la brassicacée annuelle Brassica nigra a indiqué qu’en cas d’attaque, les inflorescences étaient plus résistantes aux chenilles qu'aux pucerons. Ce projet a identifié les jasmonates comme les principales phytohormones induites dans les inflorescences, en particulier à la suite d’attaque simple ou double impliquant les chenilles. L’induction de lq=a résistance directe contre les florivores ne semble cependant pas médiée par les glucosinolates, ces composés de défense n’étant en effet pas induits dans les inflorescences. Les attaques, en particulier par les chenilles, ont modifié l’émission de composés volatiles par les plantes en fleur. Cependant, les plantes ont maintenu leur interaction avec des guêpes parasitoïdes qui contribuent aux défenses indirectes contre les florivores. De plus, les changements du métabolisme primaire ont probablement contribué à la capacité des plantes à compenser, et tolérer, les dommages dus aux attaques. Enfin, malgré ces changements phytochimiques, les plantes ont maintenu leur interaction avec les pollinisateurs.

Abstract:
My thesis aimed at investigating the defensive and reproductive strategies of plants when flowers are under multiple attack by two florivorous insect species (aphid, caterpillar) and a phytopathogenic bacterium. The study of Brassica nigra, an annual outcrossing Brassicaceae, indicated that inflorescences under attack were more resistant to caterpillars than to aphids. This project identified jasmonates as the main phytohormones mediating plant responses to attack, and jasmonates were particularly upregulated in inflorescences exposed to single or dual attack by caterpillars. Glucosinolates were not induced in inflorescences and these defensive compounds likely did not mediate induced direct resistance against florivores. Attacks induced changes in the volatile emission of plants in the flowering stage, especially when caterpillars were among the attackers. However, plants maintained their interaction with parasitoid wasps that mediated indirect defences against florivores. Moreover, changes in primary metabolism may have contributed to plant compensation for damages inflicted by the attackers and overall, to plant tolerance to attacks. Finally, plants maintained interactions with pollinators despite the phytochemical changes induced upon attack